Des solutions existent, recycler avant de brûler !

veernea

Le pôle de valorisation de déchets ménagers Vernéa, conçu pour optimiser toutes les formes de valorisation, combine fiabilité technique, modularité et respect de l’environnement autour d’une unité de valorisation biologique et d’une unité de valorisation énergétique.

http://www.valtom63.fr/Vernea.html

Le pôle comprend :

Une unité de tri mécanique des ordures ménagères résiduelles, d’une capacité maximale de 205 500 tonnes par an, qui traite toutes les ordures ménagères résiduelles réceptionnées sur le site permettant ainsi l’optimisation de la valorisation matière, énergétique et organique.

Une unité de valorisation biologique composée de deux équipements qui fonctionnent en synergie :

• Une unité de méthanisation de la fraction fermentescible des ordures ménagères, d’une capacité de 18 000 tonnes par an, qui permet la conversion de la biomasse en énergie et produit un amendement organique.
• Une plateforme de compostage des déchets verts, d’une capacité de 8 500 tonnes par an, qui permet la valorisation organique des déchets et l’enrichissement des sols, plus spécifiquement agricoles.

Une unité de valorisation énergétique d’une capacité limitée à 150 000 tonnes par an, qui permet le traitement thermique de la fraction combustible avec valorisation énergétique. L’utilisation de ce procédé permet de diminuer la quantité des déchets ultimes à enfouir tant au niveau du volume (90%) que de la masse (70%).

Une unité de stabilisation biologique, d’une capacité de 51 500 tonnes par an, complémentaire des équipements prévus par le Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés, qui permet quant à elle de réduire d’environ 35% la masse des déchets biodégradables et de limiter encore plus la quantité de déchets à enfouir ainsi que les nuisances des CET (lixiviats et biogaz).

Pour en savoir plus : www.vernea.fr

Le CSR (Combustible Solide de Récupération)

La situation des Combustibles Solides de Récupération en France

Combustible solide de récupération broyé, photo Socor

La fonction sociale des entreprises de FEDEREC, la Fédération Des Entreprises du Recyclage, est de recycler les déchets. Le tissu local d’installations de collecte, de tri et de traitement des déchets participe à la mutation actuelle de la société vers un modèle durable, tant d’un point de vue consommation de matières premières que de celui de la production d’énergie. Au-delà du recyclage de la matière, ces entreprises ont développé la fabrication de matière première combustible recyclée, nommée CSR (Combustible Solide issu du Recyclage). La vocation de cette matière première est d’apporter une énergie peu couteuse et locale à l’industrie française.

Chaque année, entre 100 000 et 200 000 tonnes de capacité de production nouvelles de CSR sont installées par les PME de FEDEREC, portant à 850 000 tonnes la capacité actuelle. Les capacités de consommation par les cimentiers, estimées à 1 millions de tonnes en 2020, seront très bientôt à saturation, si les conditions économiques et administratives sont favorables.

FEDEREC, qui vient de réceptionner une étude complète sur le développement de l’utilisation des CSR en chaudières, tient à rappeler que l’enjeu du développement durable passe par le recyclage matière dans un premier temps et la production de combustible en vue d’une valorisation énergétique dans un second temps, mais aussi par la consommation de ces matières par l’industrie (cimenteries, papèteries, terres cuites, divers fours…). La mise en place de conditions favorables au développement de la filière et à l’accès de l’industrie à ce combustible bon marché est indispensable pour assurer la transition de notre société vers un modèle durable où notre énergie proviendrait en partie de déchets collectés localement et composés en partie de carbone renouvelable. La substitution du charbon importé par ce CSR est pour nous une priorité.

FEDEREC souhaite donc exprimer certains enjeux stratégiques pour ses entreprises :

  • Le CSR est une source locale de combustibles destinés à la production d’une énergie locale.
  • Dans les autres pays européens, la production et la consommation de CSR bénéficient d’un cadre particulier.
  • La maitrise des qualités de CSR, cœur de métier de FEDEREC VALORDEC, et des technologies de combustion adaptées, cœur de métier des partenaires industriels de FEDEREC, garantissent le développement d’une filière responsable et durable.

L’objectif de FEDERC est la mise en place de conditions techniques et administratives assurant la mise à disposition de combustibles recyclés compétitifs pour l’industrie française. Et l’étude qu’elle vient de faire réaliser avec le soutien de l’ADEME, contribue à la réalisation de cet objectif en proposant une classification sous la forme d’une nomenclature pour les CSR et en évaluant les solutions techniques d’usage des CSR dans les installations existantes.

FEDEREC, syndicat professionnel des entreprises du recyclage françaises

Créée en 1945, FEDEREC fédère 1 300 sites adhérents, de la TPE au grand groupe,répartis sur l’ensemble du territoire français et dont l’activité consiste à la collecte, le tri, la valorisation matière des déchets industriels et ménagers ou le négoce/courtage de matières premières recyclées.

Cette industrie représente : 9,1 Mrd€ d’euros de CA ; 451,5 M€ d’investissements, soit 5% du CA ; 26 500 emplois directs et non délocalisables, dont 85% de CDI, soit + 1,8% par rapport à 2013 ; 78 Mt de matières collectées (38,2 Mt de déchets issus du bâtiment et 7,9 Mt de matières organiques sèches) ; 34,6 Mt de volume recyclé commercialisé ; 20 Mt d’émissions de Co2 évité.

FEDEREC est structurée en 12 Branches « Métiers » et 8 Syndicats régionaux.

Contact : FEDERC, 101 rue de Prony – 75017 Paris France – +33 140 54 01 94 –  www.federec.org – contact@federec.com

Conférence-débat : le projet d’incinérateur en questions

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mer., 25/1/2017   18:30 – 21:00CET
Hôtel du Petit Louvre
Le projet d’incinérateur de l’agglomération troyenne pose de nombreuses questions : son coût, les enjeux environnementaux et sanitaires, le processus démocratique… Nous vous proposons d’en débattre et d’évoquer les solutions qui permettraient d’éviter un tel projet. RDV : Le 25 janvier prochain à 18h30 à l’Hôtel du Petit Louvre à Troyes.

https://www.facebook.com/events/1229015193855438/

Valorisation Multi-filières…SUEZ le fait !

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ECOPÔLE DE GESTION DES DÉCHETS (OU CENTRE DE VALORISATION MULTI-FILIÈRES)

Certains sites industriels ou d’installation de traitement des déchets ont été transformés en centre de valorisation multi-filières : on les appelle les écopôles. La gestion multi-filières permet de créer une complémentarité entre des installations de traitement et de valorisation propres aux différents types de déchets entrant. Par conséquent, la part valorisée de chaque déchet peut être augmentée alors que celle des déchets enfouis est réduite.

http://www.sita.fr/lexique/ecopole-de-gestion-des-dechets-ou-centre-de-valorisation-multi-filieres/

http://www.sita.fr/solutions/le-tri-et-la-separation-des-matieres/

Les citoyens-consommateurs ne doivent plus financer l’incinération des emballages

http://www.fne.asso.fr/communiques/les-citoyens-consommateurs-ne-doivent-plus-financer-l%E2%80%99incin%C3%A9ration-des-emballages    mardi 07 juin 2016

Plus de 50 millions d’euros ont servi en 2014 à financer l’incinération des emballages ménagers . Alors que les pouvoirs publics ont, en ce moment, la possibilité de mettre fin à cette pratique qui se fait au détriment de la réduction des déchets et du recyclage, d’autres acteurs font pression pour que cette voie dégradée de traitement reste possible pour les six années à venir.

La filière REP[1] emballages définit en ce moment ses « règles du jeu »

Pour que les emballages soient moins impactant sur l’environnement, notamment en fin de vie, une filière regroupant l’ensemble des acteurs a été mise en place en 1992. Elle a donné lieu à la création de l’éco-organisme Eco-Emballages, faisant l’interface entre les producteurs d’emballages et les collectivités s’occupant de collecter les déchets d’emballages pour les traiter, et notamment les recycler. C’est cet éco-organisme qui se charge de récupérer l’éco-contribution payée in fine par les consommateurs lors de l’achat de l’emballage, et d’en redistribuer une grande partie aux collectivités en charge des déchets. Actuellement, les pouvoirs publics et les acteurs de la filière élaborent, à travers un cahier des charges, les règles que devront respecter les éco-organismes s’ils souhaitent recevoir un agrément pour la période 2017-2022.

L’argent des consommateurs subventionne l’incinération des emballages

Le précédent agrément d’Eco-Emballages, qui se finit cette année, prévoit que le soutien de l’éco-organisme aux collectivités territoriales en charge des déchets couvre les coûts de collecte, tri et traitement que ces dernières supportent à hauteur de 80 %[2]. Ces coûts comprennent les dépenses liées aux emballages ménagers collectés séparément pour être recyclés, mais aussi les coûts des emballages ménagers oubliés dans les ordures ménagères résiduelles (OMR) – c’est-à-dire les emballages qui n’ont pas fait l’objet d’un tri à la source pour diverses raisons. Alors que les efforts devraient porter sur le geste de tri, ce soutien des collectivités à l’incinération limite l’effet incitatif du soutien au recyclage des matériaux.

Il est temps de mettre fin à cette ineptie

Depuis plusieurs années, FNE milite pour que l’argent des consommateurs ne serve plus à financer l’incinération d’emballages. Alors que les pouvoirs publics prévoyaient, il y a quelques semaines, que soit progressivement mis fin au soutien à la valorisation énergétique des déchets d’emballages ménagers via l’incinération des OMR, les tenants du « statut quo » tentent d’avoir gain de cause. Ainsi, FNE rappelle que l’incinération des déchets est, en plus, une pratique impactante pour l’environnement et la santé publique. De ce fait, il n’est pas tolérable que la filière des emballages la soutienne financièrement.

Pour Nathalie Villermet, responsable prévention et gestion des déchets de FNE : « Alors que la France n’arrive pas à atteindre son objectif de 75% de recyclage des emballages ménagers prévu pour 2012, avec un taux de 67% actuellement, le maintien de ces soutiens financiers à l’incinération aura pour effet de nous éloigner encore plus de cette ambition. La priorité doit être donnée à la réduction et au recyclage des déchets d’emballages. »

Pour plus d’informations sur les filières REP : http://www.fne.asso.fr/dechets/fichesfilieresdec2011/fne-dechets-filieres-fiche-1-general.pdf et sur la filière emballages :http://www.fne.asso.fr/dechets/fichesfilieresdec2011/fne-dechets-filieres-fiche-6-emballages.pdf

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement. C’est la porte-parole d’un mouvement de 3000 associations, regroupées au sein de 80 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. Retrouvez-nous sur fne.asso.fr, Facebook et Twitter (@FNEasso).

[1] Responsabilité élargie du producteur

[2]80% des coûts nets de référence d’un service de collecte et de tri optimisé

Pourquoi le projet du SDEDA a prévu de brûler 20 000 tonnes de matière recyclable ?

Ademe / les potentiels : Près de 30 % du gisement d’OM résiduelles pourraient aller en valorisation matière

Alors pourquoi BRÛLER et ne pas RECYCLER !

http://www.ademe.fr/expertises/dechets/chiffres-cles-observation/dossier/caracterisation-dechets/potentiels        Mis à jour le 18/06/2014

Prévention de la production de déchets, recyclage et valorisation organique des ordures ménagères… Quelques pistes d’amélioration.

44 % du gisement d’ordures ménagères résiduelles pourraient faire l’objet d’opérations de prévention de la production de déchets

Le gisement concerné par des gestes simples de prévention (tels que le compostage domestique, le Stop-pub, la limitation des impressions bureautiques…) représente 44 % de l’ensemble des ordures ménagères résiduelles, soit environ 130 kilos/habitant/an (réactualisation 2011). On relève notamment dans ce gisement près de 7 kilos de produits alimentaires non consommés, encore emballés.

Près de 30 % du gisement d’ordures ménagères résiduelles pourraient aller en valorisation matière

De nombreuses catégories de déchets sont recyclables : emballages en papier, journaux magazines, imprimés publicitaires, papiers bureautiques, emballages cartons plats et ondulés, composites ELA, petits appareils électroménagers (PAM), textiles, films polyoléfines, bouteilles et flacons en PET et polyoléfines, emballages en verre incolore et de couleur, et toute la catégorie des métaux. Un engagement plus marqué des Français, un meilleur respect des consignes de tri, ainsi que le développement de nouvelles technologies de valorisation pourraient permettre d’extraire des poubelles grises jusqu’à 95 kilos/habitant/an de déchets tels que papiers, cartons, plastiques, métaux… Le verre représente encore 17 kilos/habitant/an dans les ordures ménagères résiduelles.

Plus de la moitié du gisement d’ordures ménagères résiduelles pourrait aller en valorisation organique

Concernant les déchets organiques (matières putrescibles et papiers-cartons), jusqu’à 52 % des ordures ménagères résiduelles, soit 150 kilos/habitant/an, pourraient être valorisés en combinant compostage domestique et filières collectives de gestion biologique (compostage ou méthanisation). La part des seuls déchets putrescibles représente aujourd’hui 115 kilos/habitant/an, soit 40 % en poids de la poubelle grise.

Méthodologie

Cent collectivités ont été tirées au sort selon un plan d’échantillonnage représentatif du niveau national. Dans chaque collectivité, et pour chaque circuit de collecte sélectionné, un travail préalable d’identification des adresses a été réalisé afin de déterminer pour chaque adresse s’il s’agit d’un ménage ou d’une activité économique. Pour chaque adresse, les bacs présentés dans deux bennes à ordures ménagères sont collectés : une benne « ménages » et une benne « activités économiques ». La caractérisation et la quantification de chaque flux ont été ensuite réalisées en utilisant la méthode MODECOM™, mise à jour et déclinée dans les normes associées, notamment la norme de tri sur sec. Pour les déchèteries, une méthodologie expérimentale a été mise au point.

 

Les énergies de récupération

Dans le projet du SDEDA, les déchets recyclables de nos poubelles grises ne sont pas isolés et sont brûlés…. quel gaspillage !

https://www.dalkia.fr/fr/services-energetiques/nos-expertises/energies-de-recuperation

Les énergies de récupération sont des énergies dites « propres », au même titre que le solaire, la biomasse ou le vent. Comme leur nom l’indique, valoriser les énergies de récupération consiste à récupérer de l’énergie qui, à défaut, serait perdue.

La valorisation des énergies de récupération

La valorisation des énergies de récupération est très simple : dans un premier temps, on identifie puis retire tous les déchets qui pourraient être dangereux ou recyclés. Lorsque ces déchets triés seront déposés au four, ils dégageront, de par leur combustion, une forte chaleur, qui produira de la vapeur. C’est cette vapeur, qui, une fois envoyée dans un réseau de canalisations, sera transformée en énergie. Si cette vapeur peut alimenter un réseau de chauffage urbain, donc peut être utilisée comme une sorte de « chauffage central collectif » pour alimenter un quartier ou une ville, elle peut aussi actionner les turbines qui produiront de l’électricité.

Dans le projet du SDEDA, les déchets recyclables ne sont pas isolés et sont brûlés….

Pourquoi brûler des matières réutilisables…. quel gaspillage !