Les citoyens-consommateurs ne doivent plus financer l’incinération des emballages

http://www.fne.asso.fr/communiques/les-citoyens-consommateurs-ne-doivent-plus-financer-l%E2%80%99incin%C3%A9ration-des-emballages    mardi 07 juin 2016

Plus de 50 millions d’euros ont servi en 2014 à financer l’incinération des emballages ménagers . Alors que les pouvoirs publics ont, en ce moment, la possibilité de mettre fin à cette pratique qui se fait au détriment de la réduction des déchets et du recyclage, d’autres acteurs font pression pour que cette voie dégradée de traitement reste possible pour les six années à venir.

La filière REP[1] emballages définit en ce moment ses « règles du jeu »

Pour que les emballages soient moins impactant sur l’environnement, notamment en fin de vie, une filière regroupant l’ensemble des acteurs a été mise en place en 1992. Elle a donné lieu à la création de l’éco-organisme Eco-Emballages, faisant l’interface entre les producteurs d’emballages et les collectivités s’occupant de collecter les déchets d’emballages pour les traiter, et notamment les recycler. C’est cet éco-organisme qui se charge de récupérer l’éco-contribution payée in fine par les consommateurs lors de l’achat de l’emballage, et d’en redistribuer une grande partie aux collectivités en charge des déchets. Actuellement, les pouvoirs publics et les acteurs de la filière élaborent, à travers un cahier des charges, les règles que devront respecter les éco-organismes s’ils souhaitent recevoir un agrément pour la période 2017-2022.

L’argent des consommateurs subventionne l’incinération des emballages

Le précédent agrément d’Eco-Emballages, qui se finit cette année, prévoit que le soutien de l’éco-organisme aux collectivités territoriales en charge des déchets couvre les coûts de collecte, tri et traitement que ces dernières supportent à hauteur de 80 %[2]. Ces coûts comprennent les dépenses liées aux emballages ménagers collectés séparément pour être recyclés, mais aussi les coûts des emballages ménagers oubliés dans les ordures ménagères résiduelles (OMR) – c’est-à-dire les emballages qui n’ont pas fait l’objet d’un tri à la source pour diverses raisons. Alors que les efforts devraient porter sur le geste de tri, ce soutien des collectivités à l’incinération limite l’effet incitatif du soutien au recyclage des matériaux.

Il est temps de mettre fin à cette ineptie

Depuis plusieurs années, FNE milite pour que l’argent des consommateurs ne serve plus à financer l’incinération d’emballages. Alors que les pouvoirs publics prévoyaient, il y a quelques semaines, que soit progressivement mis fin au soutien à la valorisation énergétique des déchets d’emballages ménagers via l’incinération des OMR, les tenants du « statut quo » tentent d’avoir gain de cause. Ainsi, FNE rappelle que l’incinération des déchets est, en plus, une pratique impactante pour l’environnement et la santé publique. De ce fait, il n’est pas tolérable que la filière des emballages la soutienne financièrement.

Pour Nathalie Villermet, responsable prévention et gestion des déchets de FNE : « Alors que la France n’arrive pas à atteindre son objectif de 75% de recyclage des emballages ménagers prévu pour 2012, avec un taux de 67% actuellement, le maintien de ces soutiens financiers à l’incinération aura pour effet de nous éloigner encore plus de cette ambition. La priorité doit être donnée à la réduction et au recyclage des déchets d’emballages. »

Pour plus d’informations sur les filières REP : http://www.fne.asso.fr/dechets/fichesfilieresdec2011/fne-dechets-filieres-fiche-1-general.pdf et sur la filière emballages :http://www.fne.asso.fr/dechets/fichesfilieresdec2011/fne-dechets-filieres-fiche-6-emballages.pdf

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement. C’est la porte-parole d’un mouvement de 3000 associations, regroupées au sein de 80 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. Retrouvez-nous sur fne.asso.fr, Facebook et Twitter (@FNEasso).

[1] Responsabilité élargie du producteur

[2]80% des coûts nets de référence d’un service de collecte et de tri optimisé

Pourquoi le projet du SDEDA a prévu de brûler 20 000 tonnes de matière recyclable ?

Ademe / les potentiels : Près de 30 % du gisement d’OM résiduelles pourraient aller en valorisation matière

Alors pourquoi BRÛLER et ne pas RECYCLER !

http://www.ademe.fr/expertises/dechets/chiffres-cles-observation/dossier/caracterisation-dechets/potentiels        Mis à jour le 18/06/2014

Prévention de la production de déchets, recyclage et valorisation organique des ordures ménagères… Quelques pistes d’amélioration.

44 % du gisement d’ordures ménagères résiduelles pourraient faire l’objet d’opérations de prévention de la production de déchets

Le gisement concerné par des gestes simples de prévention (tels que le compostage domestique, le Stop-pub, la limitation des impressions bureautiques…) représente 44 % de l’ensemble des ordures ménagères résiduelles, soit environ 130 kilos/habitant/an (réactualisation 2011). On relève notamment dans ce gisement près de 7 kilos de produits alimentaires non consommés, encore emballés.

Près de 30 % du gisement d’ordures ménagères résiduelles pourraient aller en valorisation matière

De nombreuses catégories de déchets sont recyclables : emballages en papier, journaux magazines, imprimés publicitaires, papiers bureautiques, emballages cartons plats et ondulés, composites ELA, petits appareils électroménagers (PAM), textiles, films polyoléfines, bouteilles et flacons en PET et polyoléfines, emballages en verre incolore et de couleur, et toute la catégorie des métaux. Un engagement plus marqué des Français, un meilleur respect des consignes de tri, ainsi que le développement de nouvelles technologies de valorisation pourraient permettre d’extraire des poubelles grises jusqu’à 95 kilos/habitant/an de déchets tels que papiers, cartons, plastiques, métaux… Le verre représente encore 17 kilos/habitant/an dans les ordures ménagères résiduelles.

Plus de la moitié du gisement d’ordures ménagères résiduelles pourrait aller en valorisation organique

Concernant les déchets organiques (matières putrescibles et papiers-cartons), jusqu’à 52 % des ordures ménagères résiduelles, soit 150 kilos/habitant/an, pourraient être valorisés en combinant compostage domestique et filières collectives de gestion biologique (compostage ou méthanisation). La part des seuls déchets putrescibles représente aujourd’hui 115 kilos/habitant/an, soit 40 % en poids de la poubelle grise.

Méthodologie

Cent collectivités ont été tirées au sort selon un plan d’échantillonnage représentatif du niveau national. Dans chaque collectivité, et pour chaque circuit de collecte sélectionné, un travail préalable d’identification des adresses a été réalisé afin de déterminer pour chaque adresse s’il s’agit d’un ménage ou d’une activité économique. Pour chaque adresse, les bacs présentés dans deux bennes à ordures ménagères sont collectés : une benne « ménages » et une benne « activités économiques ». La caractérisation et la quantification de chaque flux ont été ensuite réalisées en utilisant la méthode MODECOM™, mise à jour et déclinée dans les normes associées, notamment la norme de tri sur sec. Pour les déchèteries, une méthodologie expérimentale a été mise au point.

 

BRULER OU REUTILISER ?

CONSTRUIRE AVEC DES BRIQUES EN PLASTIQUE RECYCLÉ

Aujourd’hui, Location-Francophone vous emmène en Nouvelle-Zélande où Peter Lewis utilise les déchets plastiques pour en faire des briques en plastique.

Briques en plastique ©ByFusion

De nos jours, la gestion des déchets en plastique est encore mal maîtrisée et dans certains pays la pollution qu’elle engendre est très importante. En effet, chaque jour, des millions de tonnes de déchets plastiques considérés comme non recyclables se retrouvent dans nos déchetteries.

Ceux-ci s’entassent et quand ils ne sont pas enterrés, on les brûle tout simplement, ce qui est extrêmement nocif pour la planète. À cela, il faut ajouter la pollution sauvage due aux déchets plastiques qui dans les océans ont même créé un nouveau continent composé essentiellement de déchets.

Déchets en plastique ©ByFusion

Pour remédier à ce triste constat, de nombreux inventeurs à travers le monde rivalisent d’ingéniosité pour réutiliser et recycler ce plastique qui nous envahit. C’est ainsi que Peter Lewis, un inventeur Néo-Zélandais à créé une machine à recycler les déchets plastiques.

Ce projet pourrait bien être la solution aux problèmes engendrés par les déchets plastiques et pourrait permettre la création d’entreprises utiles et surtout rentables, mais aussi la création d’un logement écologique.

DES BRIQUES EN PLASTIQUE PAR COMPRESSION

Peter lewis a mis plus de 10 ans pour concevoir et faire connaitre son invention. Sa machine, de forme cylindrique, recycle presque toutes sortes de plastiques allant des bouteilles jusqu’aux emballages pour les transformer par la suite en parpaings en plastiques compacts et surtout imperméables. Le processus du nom de byfusion se déroule en 3 phases :

– Avant toute chose, la totalité des déchets plastiques provenant des déchetteries doit passer au lavage.

– Une fois le plastique lavé, celui-ci doit être séché

– Pour finir, les déchets sont compressés et compactés sous forme de blocs

Cette machine a la capacité de produire environ 15 briques en plastique par heure, soit une brique de 10 kilos toutes les 40 secondes. En plus de briques en plastique rectangulaires, la machine peut produire des briques sous d’autres formes, cubiques, petites, grandes.

Déchets compressés et compactés ©ByFusion

Brique en plastique rectangulaire ©ByFusion

A l’origine, cette invention était destinée à construire des murs de garages et d’abris, mais Peter Lewis imagine également utiliser ces briques en plastique pour construire des abris en dur, des maison écologiques, pour les victimes de catastrophes naturelles. Cet inventeur, fortement engagé au niveau du développement durable, souhaite venir en aide aux populations les plus pauvres.

DU RÊVE À LA RÉALITÉ

Au début de cette année, un responsable de la déchetterie de Dunedin, une ville de Nouvelle Zélande a décidé d’accorder sa confiance à Peter et le ministère de l’environnement Néo-Zélandais lui a octroyé une subvention de 20 000 dollars afin de finaliser sa machine. Une fois que celle-ci sera totalement opérationnelle, elle permettra à la ville de Dunedin de réduire fortement le nombre de déchets plastiques s’accumulant en déchetterie.

Briques pour construite des abris ©ByFusion

Découvrez maintenant en vidéo, l’un des chantiers de Peter, construit avec des briques en plastique :

Vous êtes convaincu ? Nous espérons que ce genre d’initiative se multipliera à travers le globe et que la pollution générée par les déchets plastiques ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir.

À bientôt pour un prochain coup de cœur de Location-Francophone !